Comprendre

La naturopathie

Une approche préventive et éducative de l’hygiène de vie, fondée sur le terrain et la force vitale.

La naturopathie cherche à relancer les capacités d’auto-régulation de l’organisme. Elle ne s’arrête pas au symptôme : elle travaille le terrain, c’est-à-dire l’ensemble des conditions qui font qu’un corps se maintient en équilibre ou s’en éloigne.

Le terrain plutôt que le symptôme

Deux personnes exposées au même virus ne tombent pas malades de la même façon. Ce qui les distingue, le naturopathe l’appelle le terrain : l’alimentation, le sommeil, le mouvement, la respiration, la charge de tension nerveuse, l’environnement et l’héritage génétique.

L’approche déplace donc la question. Plutôt que de chercher à faire taire un symptôme, on cherche ce qui l’entretient.

C’est une démarche préventive et éducative : elle vise autant à entretenir l’équilibre physiologique qu’à transmettre de quoi le comprendre. L’OMNES désigne d’ailleurs ses adhérents comme des « éducateurs de santé ».

Le vitalisme, structuré en France par Marchesseau

La naturopathie vitaliste postule une force vitale : une capacité d’auto-guérison propre à l’organisme, que le praticien soutient plutôt qu’il ne la remplace. L’idée remonte à Hippocrate et à sa vis medicatrix naturae, la force guérisseuse de la nature.

Pierre-Valentin Marchesseau (1911-1994) a donné à ce courant sa forme française moderne, en organisant la discipline autour de dix techniques et de trois cures. C’est dans cette continuité que s’inscrit la formation de l’école Dargère Univers.

On parle aussi de naturopathie hygiéniste. Le mot désigne le versant pratique de la même idée : si le corps dispose de cette capacité, le travail consiste à lui en rendre l’exercice possible, en agissant sur les conditions de vie plutôt que sur le symptôme. Hygiène, ici, garde son sens ancien : l’art de conserver l’équilibre, non la propreté.

Dix techniques, dont trois majeures

Marchesseau a classé les outils de la naturopathie en dix familles. Trois sont dites majeures parce qu’elles touchent au quotidien de tout le monde : ce qu’on mange, comment on bouge, comment on gère ses tensions. Les sept autres viennent en appui.

Aucun praticien ne les maîtrise toutes. Voici les dix, et celles que je pratique :

Cinq techniques pratiquées sur dix, dont les trois majeures, et la phytologie en appui.

Les trois cures

Un accompagnement se déroule en trois temps, que je respecte dans cet ordre.

L’héritage d’Hildegarde de Bingen

La naturopathie européenne puise aussi dans des traditions bien antérieures. Hildegarde de Bingen (1098-1179), abbesse bénédictine rhénane, a laissé deux traités — Physica et Causae et Curae — consacrés aux vertus des plantes, des pierres et des aliments.

Sa diététique accorde une place centrale à l’épeautre, au fenouil et à la châtaigne, et raisonne en termes d’équilibre. Elle est toujours enseignée et pratiquée, notamment dans des cliniques allemandes qui s’en réclament. Benoît XVI l’a proclamée docteure de l’Église en 2012.

Ce que la naturopathie n’est pas

La naturopathie n’est pas une profession de santé réglementée. Un naturopathe ne pose aucun diagnostic, ne prescrit aucun médicament, n’interprète pas d’analyses et ne demande jamais l’arrêt d’un traitement. Elle ne soigne pas une maladie et ne remplace aucun suivi médical.

Elle intervient en complément, sur le terrain des habitudes de vie. Devant un symptôme qui inquiète, c’est un médecin qu’il faut consulter.

Déroulé d’une séance, remboursement, différence avec un diététicien : voir les questions fréquentes. Consultations à domicile en Aubrac et dans la vallée du Lot, ou en visio depuis toute la France.

Voir ce que cela donne chez vous

Une séance part de vos habitudes réelles — sommeil, repas, rythme — et non des principes généraux de cette page.